dimanche 20 juillet 2008

LA 11ÈME HEURE

Le film postule que l’humanité s’est progressivement coupée de la nature et a pris l’habitude d’user et abuser des ressources de la Terre. "La grande rupture s’est produite dans les années 1800 avec la machine à vapeur, le recours aux énergies fossiles, la révolution industrielle", explique Nathan Gardels, auteur, éditeur et "Media Fellow" du Forum de l’Économie Mondiale. "Ce fut une rupture décisive avec les formes et rythmes de vie antérieurs qui se régénéraient le plus souvent d’eux-mêmes. Avec la révolution industrielle est née l’idée que la nature est une ressource, une éternelle et inépuisable corne d’abondance. Du même coup, le progrès a été vu comme une croissance et une expansion illimitées." "On a d’abord extrait du charbon, puis du pétrole, il y a eu la révolution agricole, et la population mondiale a continué de croître, mine de rien, jusqu’au milliard d’individus", poursuit Thom Hartmann, auteur à succès et présentateur d’un talk-show radio progressiste. "Il nous avait fallu moins de 100 000 ans pour atteindre ce seuil. Le suivant n’a demandé que 150 ans : en 1930, nous étions déjà deux milliards. Le seul du troisième milliard a été franchi 30 ans plus tard. Songez-y un pu : John Kennedy a connu un monde deux fois moins peuplé que le nôtre !" "Au fil du temps, la technologie a gagné en puissance, tandis que s’amplifiait notre impact sur l’environnement", indique Nathan Gardels. "Ce qui signifie que nous pouvons infliger à la nature infiniment plus de dommages qu’auparavant. Et que nous devons être d’autant plus prudents." (...)

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