
Grâce à l’imagerie 3D et une nouvelle méthode de traitement de l’image, les scientifiques ont constaté chez les cellules observées que la membrane ondulait en moyenne une fois par seconde à l’approche d’une surface. S’en suit un resserrement progressif durant lequel la cellule se débarrasse des molécules membranaires les plus encombrantes dans la zone de contact.
Reste maintenant aux scientifiques à déterminer l’universalité de ce phénomène ainsi que l’influence du relief à l’échelle du nanomètre sur le comportement cellulaire. Cette découverte pourrait servir à la fabrication de bioprothèses en favorisant le contact entre les cellules et les biomatériaux et éviter ainsi une réaction inflammatoire. Elle pourrait également conduire à de nouveaux traitements contre le cancer en empêchant les cellules tumorales d’adhérer aux tissus.
Matthieu Burgard
Agence Science Presse