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Cela suffira-t-il à apaiser le climat des conférences que le célèbre généticien américain doit donner dans les jours qui viennent en Grande-Bretagne ? Ce n’est pas certain. Après le tollé provoqué par ses propos sur l’intelligence des Africains, James Watson a présenté jeudi soir ses excuses. Dans un communiqué transmis à l’Associated Press par l’éditeur britannique de son dernier livre, le prix Nobel se déclare «mortifié» par ce qui s’est passé.
Les plants de soja sélectionnés au fil des décennies pour leurs hauts rendements et leur résistance à certaines maladies sont moins efficaces que les anciennes variétés pour profiter des bactéries fixatrices d’azote, selon une étude publiée cette semaine. L’azote est l’un des nutriments essentiels des plantes. Contrairement à une céréale comme le blé, une légumineuse comme le soja est capable de fixer l’azote présent dans le sol grâce à l’action bénéfique de certaines bactéries, les rhizobium.
James Watson est un professionnel de la polémique. Le scientifique de 79 ans a laissé entendre dans les colonnes du Sunday Times que les Africains seraient moins intelligents que les occidentaux. Venant de n’importe qui, ces quelques mots passeraient pour un dérapage raciste de plus. Mais voilà, James Watson n’est pas n’importe qui: ce biochimiste américain a reçu le prix Nobel — avec Francis Crick et Maurice Wilkins en 1962 — pour l’étude de la structure de l’acide désoxyribonucléique (ADN). Ce qui lui a valu, depuis la mort de Francis Crick, le surnom de grand-père de l’ADN. Molécule centrale, complexe, logée dans le noyau des cellules et portant l’héritage génétique des êtres vivants.