lundi 25 mars 2013

LE PAPE ET L'OPÉRATION CONDOR

Résumé de l'entrevue avec Michel Chossudovsky :
Le régime Pinochet travaillait main dans la main avec l'église.  Le régime demandait des conseils à l'église sur comment se débarrasser (tuer) des opposants politiques et comment s'occuper des enfants laissés orphelins. Notre pape actuel est accusé d'avoir livré deux jésuites et d'autres personnes aux escouades de la mort dans le cadre de l'opération Condor. Le régime Pinochet demandait toujours l'autorisation au clergé avant de suicider des membres catholiques. Comme par hasard, un procès a débuté le 3 mars 2013 pour examiner les crimes commis lors de l'opération Condor et notre ami est couronné Pape au même moment.

Peut-être avait-il peur du régime et pour sa vie, mais bon, tout cela n'augure pas bien.


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Le procès qui a démarré mardi 3 mars 2013 à Buenos Aires est le premier à examiner l'ensemble des crimes commis dans le cadre de l'Opération Condor, une campagne coordonnée par divers soutenus par les US dictatures latino-américaines dans les années 1970 et 1980 pour traquer, torturer et assassiner des milliers de adversaires de ces régimes.
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L’opération Condor (en espagnol : Operación Cóndor) est le nom donné à une campagne d'assassinats et de lutte anti-guérilla conduite conjointement par les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay au milieu des années 1970. Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine — dirigées à Santiago par Pinochet, à Asunción par Stroessner, à Buenos Aires par Videla, à Montevideo par Bordaberry, à Sucre par Banzer et à Brasilia par Geisel —, ont envoyé des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France, Italie, Portugal, Espagne...) et aux États-Unis (phase 3 de l'opération Condor, qui culmina avec l'assassinat de l'ancien ministre d'Allende, Orlando Letelier, en septembre 1976 à Washington D.C.). Diverses techniques de terreur étaient employées par les services secrets, allant de la noyade jusqu'à la transmission d'enregistrements sonores de cris de proches torturés aux « vols de la mort » au-dessus du Rio de la Plata. La terreur d'État visait explicitement les « guérilleros terroristes gauchistes » (Tupamaros en Uruguay, Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) au Chili, Montoneros en Argentine, etc.) au nom de la dite « doctrine de sécurité nationale », bien qu'elle ait en réalité touché n'importe quel « dissident potentiel » ainsi que leurs proches (famille et amis). L'État argentin a d'ailleurs cherché à justifier les actes de terrorisme commis au début des années 1980 en invoquant la « théorie des deux démons », qui mettait sur un pied d'équivalence les crimes commis par les juntes militaires et leurs escadrons de la mort et l'action révolutionnaire des groupes armés de gauche.