lundi 1 février 2010

OBAMA RENONCE AU PROGRAMME CONSTELLATION

L’administration Obama impose un virage important à l’agence spatiale américaine: le retour sur la Lune est abandonné, les vaisseaux qui devaient y transporter les astronautes aussi.

La Terre et la Lune. (Nasa)
Le président américain Barak Obama a présenté ce lundi son projet de budget pour 2011 que le Congrès doit ensuite discuter et adopter. Souhaitant limiter les déficits, Obama met fin à des programmes fédéraux jugés trop coûteux et préfère investir plus dans l’éducation, par exemple. Dans le domaine spatial, le programme Constellation lancé il y a cinq ans par son prédécesseur George Bush est abandonné.

Constellation devait renvoyer des Américains sur la Lune dans une capsule, Orion, lancée par une fusée Arès. Un système très proche de celui d’Apollo. Obama a jugé que ce programme était peu innovant, car largement basé sur des technologies existantes, trop cher (les budgets prévus ont déjà été dépassés) et hors délais. Le président veut le remplacer par une nouvelle approche du vol spatial habité qui met à contribution le secteur privé.

Une partie de l’augmentation du budget de la Nasa (qui passe de 18,7 milliards de dollars en 2010 à 19 milliards en 2011) sera donc consacrée à soutenir l’effort de l’industrie pour développer des lanceurs. Le budget prévoit par ailleurs la mise au point d’un lanceur lourd pour poursuivre l’exploration spatiale, le développement de technologies de rendez-vous automatisé et de l’exploration robotisée pour améliorer la sécurité des missions humaines.

Le budget 2011 de la Nasa prévoit par ailleurs le maintien de la station spatiale en service jusqu’en 2020, et non 2015 comme prévu auparavant. Cette prolongation correspond au souhait exprimé par Jacques Dordain, directeur-général de l’Agence spatiale européenne (ESA). «Arrêter la station en 2015 serait une grave erreur car nous ne pourrons pas attirer les meilleurs scientifiques si nous leur disons maintenant bienvenus sur l’ISS mais faites vite, nous fermons en 2015» déclarait Jacques Dordain en janvier à la BBC.

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