samedi 18 juillet 2009

BÉTON FLEXIBLE

(Québec) Des viaducs qui enjambent les routes au Québec pourraient être fabriqués, d'ici quelques années, avec un béton d'une grande flexibilité. Le nouveau matériel a aussi la capacité d'autoréparer les fissures par l'action de l'eau et le dioxyde de carbone contenus dans l'air.

Le ministère des Transports du Québec suit l'évolution des travaux du centre de recherche de l'Université du Michigan qui a conçu ce type de béton révolutionnaire après 15 ans de recherches. Toutefois, on préfère attendre encore avant d'utiliser le nouveau béton.

«C'est encore au stade de la recherche. C'est un béton qui est très, très différent de ce qu'on emploie au Québec. On utilise beaucoup plus de ciment et de polymères dans ce béton. Cela fait augmenter le coût. Il est plus flexible, mais il est très difficile à malaxer. Il faut d'autres équipements pour l'appliquer», a indiqué au Soleil un porte-parole de Transports Québec.

Immeuble de 60 étages

Selon la revue National Geographic, le béton flexible a déjà été utilisé dans la construction d'un immeuble résidentiel de 60 étages à Osaka au Japon. Il a aussi été employé pour construire un viaduc au Michigan.

Le nouveau béton coûterait trois fois plus cher à l'installation que le béton traditionnel. Par contre, il permet d'importantes économies à long terme sur l'entretien et aurait une durée de vie plus longue.

De plus, dans les zones à tremblement à terre, il présente un avantage certain. Au Japon, l'emploi du béton nouvelle génération rend non nécessaire l'installation d'appareils de mesure de l'activité sismique. En outre, il ne serait plus nécessaire d'avoir des joints d'expansion.
Le Soleil