mercredi 21 janvier 2009

HAUSSE INEXPLIQUÉE

Une hausse soudaine du prix de l'essence est enregistrée dans certaines régions du Québec, notamment à Montréal, où il est passé de 71 ¢ à 91 ¢ le litre, mercredi.

Les automobilistes sont d'autant plus intrigués que le prix du baril de pétrole n'a pas augmenté de manière significative. Le brut léger se vendait à 43,55 $ US, mercredi, à New York.

« L'explication la plus plausible, c'est la recherche du profit de la part des compagnies pétrolières et des distributeurs d'essence », explique Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal et spécialiste en politique énergétique.

Et pour preuve, il rappelle que « le coût de la matière première n'a pas augmenté, le coût du raffinage n'a pas augmenté, il n'y pas eu de problèmes majeurs dans les raffineries, du moins elles n'ont rien annoncé ».

Philippe St-Pierre, conseiller en communication chez CAA-Québec, ne comprend pas, lui non plus, cette hausse brusque. « Là où le bât blesse, là où les automobilistes peuvent développer certaines frustrations, c'est qu'on a de la difficulté à suivre, à bien refléter ce qui se passe sur les marchés boursiers », dit-il.

Dans plusieurs régions du Québec, surtout à Montréal, les automobilistes paient beaucoup trop cher le litre d'essence, selon le CAA-Québec.

Le spécialiste Pierre-Olivier Pineau constate que le phénomène est « assez spécifique [...] à Montréal, parce qu'on voit dans le reste du Canada, quand il y a des augmentations, elles n'ont pas été aussi grandes. Et dans certaines régions, comme Toronto, il n'y a pas eu d'augmentation du prix de l'essence dans les derniers jours».
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