dimanche 29 janvier 2012

FEMEN : DES FEMMES QUI DEMANDENT JUSTICE

Femen est une organisation de femmes, basée en Ukraine, qui protestent contre la violence faite aux femmes et les abus de pouvoir. Leur particularité est qu'elles protestent les seins nus. Elles disent que si on peut vendre des autos et du parfum avec le corps de la femme, on peut aussi vendre des idées avec. Par exemple, elles ont manifesté lorsqu'un animateur à la télé polonaise a dit que les femmes étaient des "robots pour faire les tâches ménagères". Dans la vidéo qui suit, elle proteste devant la demeure de Dominique Strauss-Kahn:


Dans la vidéo qui suit, traduite en français, les membres de FEMEN viennent dénoncer un fils de politicien ukrainien qui peut battre des femmes sans se faire arrêter. La deuxième vidéo est la séquence filmée par une caméra de surveillance où le fils de politicien vient insulter une femme, qui se défend en poussant un verre vers lui, puis revient pour la tabasser.


Une autre façon originale de manifester contre la violence faite aux femmes a été lorsqu'elles sont sorties sur la place publique avec des gants de boxe frappant symboliquement les hommes qui passaient.

Elles aussi assez intenses lorsqu'elles parlent de Loukachenko, le président biélorusse en pouvoir présentement (image ci-dessous). "Pouvoir au peuple, les dictateurs doivent partir" disent-elles. "Nous ne pardonnons pas et nous n'oublions pas" rajoutent-elles.

Alexandre Loukachenko : Élu le 20 juillet 1994 et réélu en 2001 et 2006, sa présidence est controversée en raison du manque de liberté politique. Ses détracteurs le qualifient d'autoritaire et dictatorial alors que ses partisans estiment que sa politique a permis d'éviter au pays les pires effets de la transition au capitalisme de l'ère post-soviétique.
Sur la scène internationale, la Biélorussie de Loukachenko est isolée. Ce dernier est souvent qualifié, en occident, de « dernier dictateur d'Europe »3 en référence à la restriction continuelle des libertés publiques dans son pays. Ses méthodes intriguent et agacent l'Union européenne et la Russie. Il est aujourd'hui interdit de séjour dans l'Union européenne et aux États-Unis.


[En décembre 2011, elles sont parties en Biélorussie, où, un an après la réélection d'Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, elles ont manifesté contre la fraude électorale. Sans soutien-gorge, comme à l'accoutumée. Habituées à se faire arrêter, les activistes de Femen n'auraient jamais imaginé la suite des événements. Le KGB biélorusse a d'abord arrêté leur camerawoman australienne. Plus tard dans la soirée, les trois autres militantes ont été enlevées alors qu'elles se trouvaient dans un l'hôtel à Minsk. "On nous a kidnappées", affirme Inna Chevtchenko dans une interview accordée au journal polonais Gazeta Wyborcza. "On nous a transportées dans une forêt, puis enduites de matière grasse. Les hommes nous ont menacées avec un couteau, avec lequel ils nous ont rasé le crâne", poursuit Chevtchenko en montrant les restes de sa riche chevelure. Les "inconnus" les ont finalement abandonnées nues, près d'un petit village à la proximité de la frontière ukrainienne, après les avoir battues.] (courrier international)
Elles manifestent maintenant au Forum Économique Mondiale à Davos. Aleksandra, Inna et Oksana s'opposent aux globalistes en scandant "Pauvre à cause de vous", "Bande de gangters à Davos", "La Crise, made in Davos". On est certain de les remarquer à moitié nues en plein hiver.